Ces quelques règles du Code de la Route que vous avez oubliées

Je remarque parfois l’air renfrogné de certain piéton lorsque, ni une ni deux, je franchi le feu rouge alors que tous les automobilistes se sont arrêtés. “Encore un de ces cyclistes qui ne respectent pas le code de la route” se disent-ils. Et pourtant, on peut difficilement trouver un conducteur plus respectueux du code que moi.

En effet, avec ma formation de monitrice automobile, je peux me vanter d’extrêmement bien connaître le Code de la route. Et toutes ses petites subtilités. En voici quelques unes.

1. Franchir un feu rouge

Parmi celles-ci, figurent les panneaux B22 (à droite) et B23 (tout droit), que de (très) nombreux automobilistes ignorent.

Ces deux panneaux ont été ajouté au code de la route en 2012. Voici ce qu’en dit le Code de la route (code-de-la-route.be) :

Le panneau B22 autorise les cyclistes à franchir les signaux lumineux tricolores mentionnés à l’article 61 afin de tourner à droite lorsque ceux-ci sont soit rouges soit jaune-orange, à condition qu’ils cèdent le passage aux autres usagers de la route circulant sur la voie publique ou la chaussée.

Donc, oui, il m’arrive de franchir un feu rouge sans m’arrêter, mais avant de me lancer la pierre, vérifiez la présence de ce petit “triangle sur pointe” qui nous évite, à nous cyclistes, de longues attentes sans aucune raison de sécurité.

Il faut noter la dernière partie de l’article qui précise que, malgré l’autorisation de passage, nous n’avons jamais la priorité sur les autres usagers. 


2. La rue cyclable

Je sursaute, après un puissant bruit de klaxon derrière moi. Elle insiste, encore quelques longs et désagréables coups de klaxon pour me montrer son énervement. Je comprends assez vite qu’elle souhaite que je me range sur le côté afin de la laisser passer.

Cette dame (très pressée), doit sans doute ignorer qu’elle circule dans une “rue cyclable”.

Ces rues sont annoncée par le panneau F111.

Ces rues disposent de trois règles particulières : 

  1. les cyclistes peuvent circuler sur toute la largeur de la route dans leur sens de circulation;
  2. la vitesse maximale autorisée est de 30km/h
  3. il est interdit de dépasser les cycliste 

Cette troisième règle est très souvent ignorée, ce qui a valu à ma désagréable conductrice de se faire arrêter par la police un peu plus loin, après avec tenté plusieurs fois de me dépasser en manquant de me renverser avec la remorque. Je ne le dis pas souvent … mais c’est bien fait pour elle!

3. Les clignoteurs sont en option!

Le Code de la route précise ceci (Code-de-la-route.be) :

Avant d’effectuer une manœuvre ou un mouvement nécessitant un déplacement latéral ou entraînant une modification de direction, le conducteur doit indiquer son intention suffisamment à temps au moyen des feux indicateurs de direction lorsque le véhicule en est pourvu ou, sinon, et si possible, par un geste du bras. Cette indication doit cesser dès que le déplacement latéral ou la modification de direction est accompli.”

Oh toi, le motard qui m’a poursuivi dans la rue car “je n’avais pas indiqué mon intention de tourner en levant le bras” … dans une rue en pente en plein freinage, avec la remorque, sous la pluie, alors que j’étais sur une bande réservée au bus, vélo et taxis et qui a cru que tu me rendais service en m’expliquant que tu avais manqué de m’écraser… Je te déteste. Parce que tu ne connais pas ton code, parce que tu étais en infraction (rouler sur une bande réservée, dépasser un véhicule par la droite, franchir un feu rouge), que tu nous as mis en danger moi et ma fille qui était dans la remorque et qu’en plus,  et que j’ai vécu ton intervention comme une réelle agression.

Il me semble que disposer de ses deux mains pour freiner avant d’amorcer un virage en pente, sous la pluie et munie d’une remorque sont des raisons tout-à-fait suffisantes pour ne pas indiquer mon changement de direction par un geste du bras… Et si tu avais respecté le code de la route, tu n’aurais pas manqué de nous écraser, même sans bras levé en guise de clignotant.

C’était clairement un article coup-de-gueule, mais il est parfois bon de partager avec vous mes mésaventures routières. Une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal! 

Et pour vous, quelle est l’infraction commise qui vous agace le plus?

Faire de la place dans son agenda

Quand on est maman de très jeunes enfants, avoir du temps pour soi est tout aussi important que compliqué! 

Dans son article “Comment prendre du temps pour soi quand on est débordé”, Judith Crillen de Maman s’organise nous invite à réaliser plusieurs changements dans nos vies afin d’éviter le brun-out, professionnel ou parental.

Ma transition vélo fait partie intégrante de ce “programme bien-être” de jeune maman. Dans sa deuxième étape, Judith nous encourage à faire de la place dans notre agenda en “éliminant les activités qui nous pèsent et celles qui ne nous apportent aucun bénéfice”. Les 3 à 4 heures passées dans les transport en commun étaient pour moi un vrai calvaire ; elles représentaient une perte de temps considérable et une augmentation de ma fatigue quotidienne mais laissant dans un état d’agacement considérable le soir, au moment de retrouver mes enfants. Transformer ces quelques heures de “travaux forcés” en une activité saine, qui me fait gagner du temps et qui m’aide à sauver la planète m’a vraiment aidé retrouver du temps de qualité avec mes enfants

Mes prochains défis “mieux-être” seront de parvenir à dormir mes 8h par jour et à ne pas culpabiliser! Et vous, quels seront vos prochains défis “mieux-être”?

Mon défi « Zéro voiture » … Commence mal

Et oui, ma bonne résolution de l’année est d’utiliser la voiture le moins possible dans l’objectif “un an sans voiture”.

Or pour ce premier jour de l’année 2020… j’ai utilisé une voiture.

Je pourrais prétexter le brouillard qui enveloppait toute la forêt de Soignes ce matin, transformant les cîmes des arbres en ombres chinoises, mais au contraire, cette féérie matinale m’a fait justement regretter de ne pas avoir sorti mon vélo!

Alors pourquoi avoir choisi la voiture? Pour une simple question d’horaire. Aujourd’hui, nous rendions visite à ma grand-mère, et lorsque je l’ai appelée pour l’en informer, elle m’a dit que ma marraine venait justement la voir ce matin. Ni une, ni deux, j’ai sauté hors de mon pyjama rose bonbon, habillé les enfants et pris deux bavoirs, trois snacs et leurs doudous pour arriver à temps.

Et oui, la voiture reste plus confortable mais surtout plus rapide lorsqu’il n’y a pas d’embouteillage.

Une utopie

Mon année sans voiture est un objectif utopique. Je vise plutôt de réduire drastiquement son utilisation sans pour autant me rendre la vie impossible. Ceux et celles qui se lancent dans le défit “zéro déchet” savent qu’ils auront toujours quelques déchets inévitables. Ainsi, Béa Johnson (la reine de la mouvance “zéro déchet”, qui l’a fait connaître en francophonie) fait tenir ses déchets non recyclables d’un an dans un gros bocal, ce qui est déjà incroyable en soi, sachant que je suis à un petit sac poubelle par semaine… 

Donc si je parviens à limiter l’usage de la voiture à “un gros bocal” en un an, je pense que j’aurai réussi mon défi!

Mon gros bocal

C’est quoi “un gros bocal” dans l’objectif “zéro voiture”? 

Je pense que moins de 100km par semaine, soit 5200 km par an est un objectif raisonnable. 

Sachant que je prévois d’aller au moins une fois cette été en Suisse, située à 850km de chez moi, soit une prévision de 2500km pour les grandes vacances, au minimum, ça laisse à peu de chose près, 50km par semaine à prévoir… Un vrai défi!

Calcul d’un “gros bocal de déchets » annuels en “gros bocal voiture”

Un sac poubelle de 30l/semain, ça fait 1560l par an de déchet. Avec son bocal de 1l de déchets par an, Béa Johnson ramène ainsi ses déchets à 0,06% de ma consommation personnelle (de quoi réfléchir à la taille de mes poubelles).

Pour une utilisation de 30 000km/an, les 0,06% correspondent donc à 19,2km/an… J’ai déjà dépassé le bocal de Béa rien qu’avec mon trajet d’aujourd’hui!

Je ne suis simplement pas encore prête (le serai-je un jour?) à une telle extrémité!